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Sham

4 min | le 24/04/20

Confinement en EHPAD, quelles sont les précautions à prendre ?

Consultez notre article afin de connaitre les précautions à prendre pour sécuriser les EHPAD en période de confinement due au Covid-19.

Mis à jour le 28/04/2020.

Modalités d'une mise en confinement d'un EHPAD suite à l'épidémie de Covid-19

Ledit document :

Ce protocole confie aux directrices et directeurs d’établissement le soin de décider des mesures adaptées, après concertation collégiale avec l’équipe soignante et les médecins coordonnateurs. Ces décisions doivent s’appuyer sur la situation sanitaire de l’établissement et doivent être prises dans le respect des préconisations locales délivrées par les ARS et préfectures.

Le document apporte par ailleurs un éclairage sur les modalités de mise en œuvre des mesures de protection en répondant aux questions suivantes : 

1. Quand déclencher le confinement individuel en chambre ?

Après avoir rappelé la nécessité de réaliser une analyse bénéfices/risques pour chaque personne et chaque situation locale, le ministère propose des lignes directrices de conduite, avec gradation progressive, en distinguant différentes situations : 

En l’absence de résidents ou de personnels symptomatiques

  • Rechercher autant que possible l’adhésion des résidents à des mesures de réduction des contacts ;
  • Recenser et accompagner les résidents ne pouvant consentir à ces mesures ;
  • Prévoir la possibilité, en respectant les gestes barrières, d’un accompagnement pour les résidents déambulant ;
  • Aménager si possible des espaces de déambulation sécurisées.

En présence de résidents symptomatiques :

  • Procéder à l’analyse de l’unité concernée, des connexions entre unités et du fonctionnement au sein de chaque unité ;
  • Recenser, au sein de chaque unité, des résidents ayant des troubles du comportement présentant un risque de contact avec un patient symptomatique ;
  • En l’absence d’espace de déambulation sécurisé dédié à ces résidents, envisager un confinement individuel en chambre après décision collégiale, impliquant le cas échéant le médecin coordonnateur.    

En présence de résidents « déambulants » symptomatiques :

  • Si le résident ne peut consentir ou comprendre la nécessité du confinement volontaire, un confinement individuel en chambre doit être envisagé après décision collégiale impliquant le cas échéant le médecin coordonnateur. 

En présence de plusieurs résidents symptomatiques (cas groupés) :

  • Envisager le confinement de ces résidents au sein d’une unité dédiée après décision collégiale impliquant le médecin coordonnateur.

Il est rappelé que la doctrine de dépistage en établissement prévoit que, dans les situations où les établissements peuvent organiser des isolements spécifiques des résidents en créant des secteurs dédiés, les tests peuvent être étendus au-delà des trois premiers patients pour mieux caractériser l’extension de l’épidémie au sein de l’établissement.

A défaut, un confinement individuel en chambre doit être envisagé après décision collégiale impliquant, le cas échéant, le médecin coordonnateur.

2. Qui décide du confinement individuel en chambre ?

La décision doit : 

  • Etre prise collégialement par le personnel dirigeant de la structure ;
  • Faire l’objet d’une rechercher d’adhésion des résidents et du personnel en insistant sur le caractère temporaire de la mesure ;

Une analyse des besoins en personnel et des ressources spécifiques à mettre en œuvre doit être effectuée avant tout déploiement de confinement contraint en chambre.  Elle doit être précédée d’un avis médical pris après discussion préalable, interdisciplinaire et collégiale.

3. Peut-on imposer le confinement individuel en chambre ?

Le protocole précise que le confinement individuel en chambre : 

  • Ne peut être imposé de manière générale ;
  • Résulte d’une décision collégiale temporaire, proportionnée et réévaluée en fonction d’un suivi quotidien ;
  • Impose la recherche du consentement (résident, représentant légal, personne de confiance le cas échéant) ;
  • Implique la mise en place d’un protocole personnel et adapté.

4. Quelle préservation de la circulation ?

Le protocole prévoit de : 

  • Préserver impérativement un espace de circulation physique, même limitée ; 
  • Pour les résidents en confinement individuel en chambre : 
    • Interdire, sauf hypothèse de protection contre lui-même du résident, des mesures de contention
    • Adapter des mesures à la situation de chaque résident pour éviter au maximum les effets indésirables de l’isolement (incitation à la motricité…)
    • Réaliser une surveillance régulière dans chaque chambre
    • Prendre des mesures adaptées afin de garantir la sécurité des résidents notamment s’agissant du risque incendie

5. Quelles modalités d’accompagnement de ce confinement en chambre ?

Le protocole encourage la mise en œuvre de prestations d’accompagnement et d’animation en chambre, avec la possibilité d’organiser l’intervention d’un psychologue.

6. Comment le maintien du lien social des résidents avec leurs proche est-il organisé ?

Le protocole insiste sur l’importance de renforcer et de maintenir un lien social entre les personnes et leurs proches, de rassurer les résidents sur le caractère temporaire de la mesure et s’assurer de sa bonne compréhension. 

Afin de maintenir ce lien, l’ensemble des modalités de communication à distance doit être proposé et une information aux familles de ces dernières doit être réalisée. Etant entendu qu’une attention particulière doit être apportée aux personnes âgées ou handicapées ne pouvant téléphoner seules ou être autonomes sur les moyens de communication à distance, afin de leur offrir un accompagnement spécifique.

Enfin, le protocole cite des exemples d’initiatives maintenues dans les établissements lorsque la situation sanitaire le permet.