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Sham

4 min | Published le 10/03/21 - Dernière mise à jour le 26/03/21

La révolution tranquille de la santé : 5 nouveaux défis pour l’avenir de la gestion des risques

Une évolution de très grande ampleur se dessine à l’horizon de la gestion des risques en santé. De la diffusion de la télémédecine aux prises de décision basées sur les Big Data, de la réduction des sinistres au développement des soins à domicile, la sécurité est un facteur crucial pour garantir une durabilité économique à moyen terme autant qu’une innovation technologique homogène et omniprésente. 

Quels sont donc - ou quels doivent être - les principes destinés à régir la nouvelle saison de la gestion des risques en santé qui s’annonce ?

En premier lieu, une évolution du rôle de la gestion des risques est nécessaire : plus question de se limiter aux actions réactives face aux sinistres et aux événements adverses, l’heure est venue de jouer un rôle proactif en se positionnant en amont de la filière risques pour contribuer à les prévenir et les réduire.

En ce sens, il est clair que la gestion intégrée entre risques et sinistres est la solution la mieux adaptée. Les informations et les analyses pluridisciplinaires relatives aux demandes de dédommagement peuvent y contribuer sur plusieurs fronts : tout d’abord elles soutiennent la résolution des conflits en permettant de clore les litiges avant d’arriver aux contentieux ; en outre elles fournissent au gestionnaire des risques des données précieuses, en lui offrant une plus ample compréhension de l’origine de chaque événement indésirable, et en facilitant la mise en place d’actions préventives pour empêcher qu’il ne se reproduise. Une stratégie moderne qui, selon les données collectées jusqu’à présent en Italie par Sham, s’avère être la plus correcte autant pour économiser les ressources de l’entreprise que pour améliorer la sécurité des soins.

La cybersécurité : un thème clé

La cybersécurité est le troisième thème clé : les risques en termes de cybersécurité doivent bénéficier de la même attention que les risques cliniques.

Les raisons en sont multiples :

  • en premier lieu, les données sanitaires représentent l’objectif principal du cybercrime mondial ;
  • de plus, il est désormais notoire que la sécurité numérique des données personnelles et des dispositifs médicaux est un moteur incontournable pour une diffusion complète et plus mûre de certaines pratiques médicales innovantes, comme par exemple la télémédecine, qui est au cœur de la future assistance domiciliaire et territoriale à travers ses déclinaisons de télésurveillance et de télédiagnostic.

Ces mêmes Big Data, qui devront être traitées de manière intuitive et sécurisée pour garantir l’innovation, deviendront le socle potentiel pour une planification prédictive des allocations de ressources de santé : des investissements ciblés et sans gaspillage, basés sur un calcul préalable des besoins. Cela sera possible grâce à l’analyse de millions d’enregistrements qui sont déjà en notre possession mais ne sont pas encore structurés, et donc à l’heure actuelle inutilisables pour la gestion du service national de santé (SSN). Ainsi, l’association positive de ces éléments pourra également contribuer à stabiliser la gestion des problèmes chroniques – qui occupe actuellement plus de 70 % du budget de la santé – en la rendant durable. Il ne s’agit donc pas là d’éléments accessoires, mais de facteurs stratégiques pour l’évolution et l’avenir des soins nationaux de santé. 

Donc, pour ce qui concerne la recherche scientifique en matière de gestion des risques, l’Italie doit encore progresser vers un horizon obligatoirement orienté sur les preuves et le factuel. Ainsi, pour rendre notre gestion des risques plus efficace, nous avons besoin de collaborer davantage avec le monde universitaire et de la recherche.

Le rôle renouvelé de l'assureur en gestionnaire des risques

Enfin, un dernier élément qui englobe l’ensemble des questions, est le rôle renouvelé des assurances. Chacun des éléments ci-dessus - proactivité, gestion intégrée, cybersécurité, partenariats avec les universités et les organismes de la recherche - s’inscrit dans la transformation de l’assureur en gestionnaire des risques de l’établissement de santé. Tel est le modèle mutualiste de Sham en Europe : une expérience singulière mais de portée universelle, placée au centre du récent scénario qu’imposent les nouveaux risques. L’assureur ne peut plus se limiter à couvrir le risque ; il doit contribuer à le réduire en intervenant sur toute la filière, à travers un échange opérationnel quotidien d’outils et de compétences multidisciplinaires qui vont du traitement des sinistres à la cybersécurité.

Tels sont donc les cinq défis à relever pour cette nouvelle saison de la gestion des risques en santé. Nous pouvons aussi y ajouter un sixième : sensibiliser et conscientiser tous les professionnels de santé.

En matière de santé, la culture de la prévention doit faire partie intégrante de la vision autant que de la pratique opérationnelle à tous les niveaux. Voici pourquoi le premier investissement à réaliser concerne la formation : un apprentissage tout au long de la vie qui ouvre les portes aux prochaines étapes de la sécurité et de l’innovation en santé.