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Sham

3 min | Published le 19/03/21 - Dernière mise à jour le 28/06/21

Le risque infectieux en ESMS

Une infection infectieuse est dite associée aux soins (IAS) si elle survient au cours ou au décours d’une prise en charge diagnostique, thérapeutique, palliative, préventive ou éducative, et si elle n’était ni présente, ni en incubation au début de la prise en charge. On parle d’infection nosocomiale lorsque l’IAS a été contractée dans un établissement de santé, et couvre également les soins délivrés en dehors des établissements de santé.

Le malade peut s’infecter avec ses propres micro-organismes, à la faveur d’un acte invasif et/ou en raison d’une fragilité particulière.

Les micro-organismes peuvent aussi avoir pour origine les autres malades (transmission croisée), les personnels ou la contamination de l’environnement hospitalier.

Le cadre réglementaire de lutte contre les IAS

Le Réseau de Prévention des Infections Associées aux soins (RéPias) est constitué de 5 missions nationales de surveillance et de prévention, pilotées par Santé Publique France.

Le périmètre de ces missions nationales de surveillance et de prévention des IAS et de la résistance aux antibiotiques (RATB) concerne l’intégralité du parcours de santé du patient : soins de ville, établissements médico-sociaux et établissements de santé.

Le programme national d'actions de prévention des infections associées aux soins (Propias) se décline selon 3 axes :

  • Organiser la prévention et le parcours de soins,
  • Maîtrise de l’antibiorésistance,
  • Prévenir le risque infectieux lié aux actes invasifs.

Les CPIAS (centres de prévention des infections associées aux soins) ont pour objectifs de produire des données de surveillance des IAS et des indicateurs, et également de proposer des outils de prévention, de formation et de communication à destination des professionnels et des particuliers.

La maîtrise du risque infectieux en ESMS

Le DARI (Document d’Analyse du Risque Infectieux) est destiné à mobiliser les ESMS sur les thématiques de prévention et de maîtrise du risque infectieux, en tenant compte des spécificités et des moyens disponibles de chaque établissement médico-social.
Cette démarche d’analyse du risque infectieux guide la réflexion des professionnels, et comporte trois étapes :

  • L’évaluation du risque infectieux dans l’établissement : identifier et analyser les risques en recensant les épisodes infectieux des 3 dernières années, déterminer les risques les plus critiques afin de les prioriser.
  • L’analyse du niveau de maîtrise du risque infectieux dans l’établissement, puis la mise en place d’un plan d’actions adapté (calendrier, réévaluations périodiques grâce au manuel du GREPHH).
  • La communication des résultats et des actions assurant une transparence et un retour d’informations aux professionnels et usagers ainsi qu’une compréhension des mesures et une adhésion des acteurs.

Ces étapes conduisent à l’élaboration du DARI. L’expérience montre que la conduite du DARI dépend de l’engagement du directeur dans la démarche et est facilitée par la mise en place de mesures organisationnelles notamment : la désignation d’un responsable mandaté, la constitution d’un comité de suivi composé du représentant de la Direction, d’un médecin intervenant dans l’établissement (le médecin coordonnateur dans les EHPAD) et d’un cadre de santé ou d’un infirmier référent.

Un responsable de la prévention du risque infectieux doit donc être clairement identifié au sein de l’établissement. Dans le même esprit que le DARI pour les EPHAD, un outil pour les structures du Handicap (Foyer d’accueil médicalisé Fam; Maison d’accueil spécialisée Mas) a été mis en place en 2012 par le GREPHH (Groupe d’évaluation des pratiques en hygiène hospitalière) du réseau CClin-Arlin.

Cet outil permet aux établissements de s’auto-évaluer en prenant en considération les risques liés à l’organisation et à l’environnement ainsi que la gestion des soins, la prévention par les vaccinations et les risques épidémiques les plus fréquents. Il permet de dégager les points forts et les points à améliorer, puis de développer un plan d’actions précis et spécifique, permettant de planifier et suivre les actions à mettre en œuvre après analyse de la maîtrise du risque infectieux dans l’établissement.