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Sham

5 min | Published le 15/06/21 - Dernière mise à jour le 04/11/21

PSC : Quels sont les bénéfices pour les personnels exerçant au sein des établissements sanitaires et médico-sociaux publics ?

Sham poursuit son analyse de la réforme de la PSC avec le point sur ses bénéfices pour les personnels de santé.

Qualifiée par le Gouvernement « d’avancée sociale majeure » la réforme de la protection sociale complémentaire constitue un renforcement sans précédent de la couverture des risques des personnels et met fin à une inégalité grandissante avec les salariés du secteur privé.

La crise sanitaire du COVID-19 a agi comme un révélateur de la diversité des métiers de l’hôpital public et du médico-social, en première ligne pour garantir la qualité et la continuité des soins dans un contexte exceptionnel. Si l’engagement sans faille de l’ensemble des personnels a été unanimement salué, se pose plus que jamais la question de leur accès aux soins, de l’amélioration de leur qualité de vie au travail, de la revalorisation et de l’attractivité des carrières hospitalières.

La mise en place d’un cadre ambitieux assurant une protection sociale complémentaire complète, solidaire et de qualité, couplant santé et prévoyance, contribue à cet enjeu tout en apportant une réponse concrète et visible à l’engagement des hospitaliers dans la crise sanitaire du COVID-19.  

Pour répondre à ces attentes fortes de reconnaissance et de revalorisation des métiers du soin, cette réforme devrait pouvoir bénéficier aux personnels avant même la date d’application fixée au 1er janvier 2026. Pour ce faire et afin d’inscrire cette avancée sociale dans la continuité des travaux du Ségur de la Santé, la mise en place d’une phase transitoire pour une application progressive de la réforme serait à privilégier.

« La protection des agents qui servent la collectivité et le renforcement de leur accès aux soins médicaux est une priorité, à plus forte raison dans le contexte actuel de crise sanitaire. »

 

(Conseil des ministres du 28 avril 2021)

Un meilleur état de santé de la population hospitalière


Aujourd’hui, pour être couvert à 100% et pouvoir prendre soin de sa santé, il est nécessaire de disposer d’une couverture complémentaire au régime de base de la Sécurité sociale. En effet, une couverture santé est indispensable dans la mesure où ce sont près de 14% des frais de santé qui sont pris en charge par la protection sociale complémentaire, 40% des soins dentaires et 72% des frais d’optique.[1]

Le dispositif historique de soins gratuits, aujourd’hui réservé aux seuls agents de la Fonction Publique Hospitalière ne couvre qu’une partie des besoins en santé des personnels. Limité au lieu d’exercice, il offre un accès aux soins différents selon le type d’établissement sanitaire ou médico-social et ne permet pas le remboursement des soins de villes, comme le dentaire et l’optique, dont le reste à charge est important pour les patients.

Conséquence de l’inégalité qu’il existe entre les agents et personnels de la fonction publique et les salariés du secteur privé en matière de protection sociale complémentaire : le taux de renonciation aux soins serait plus élevé chez les fonctionnaires que dans la population générale : 41% des agents publics renonceraient à se soigner pour des raisons financières (contre 25% à 30% en moyenne nationale)[2].

Dans ce contexte, l’enjeu de la réforme de la Protection Sociale Complémentaire est de permettre à l’ensemble des personnels de la fonction publique d’avoir accès à une offre de soins de qualité, gage d’un meilleur état de santé pour eux et leurs familles.

Une couverture adaptée à la spécificité des métiers du soin

Une préservation de l’état de santé des personnels des établissements sanitaires et médico-sociaux nécessite de prendre en compte les nombreux risques auxquels ces derniers sont exposés, ainsi que la pénibilité spécifique aux missions du soin : troubles musculo-squelettiques, risques psycho-sociaux, risques infectieux, travail de nuit…

C’est pour cette raison que la définition d’une offre de PSC au sein des établissements, par le biais d’un dialogue social renforcé, permettra de proposer des garanties et un accompagnement adapté aux besoins spécifiques des personnels.

Ainsi, la mise en place d’une PSC de qualité constitue une opportunité pour développer des actions centrées sur la prévention et la santé publique en lien avec les besoins des agents (gestion du stress et de la fatigue, prévention des troubles musculo-squelettiques…). Elle pourra également s’inscrire dans le cadre d’une démarche globale de prévention des risques psychosociaux.

Une politique de prévention et d’accompagnement, essentielle pour agir sur l’amélioration de la qualité de vie au travail mais également sur l’absentéisme et la stabilité des équipes.

Une reconnaissance de l’engagement des personnels

La participation de l’employeur public à la PSC de ses agents représentera un gain de pouvoir d’achat non-négligeable et un élément de reconnaissance de leur travail et de leur engagement, en particulier pendant la crise sanitaire.

Alors que les travaux du Ségur de la Santé ont posé la question de la revalorisation et de l’attractivité des carrières hospitalières, la mise en place d’une contribution significative de l’employeur à la protection sociale complémentaire constitue également une réponse concrète aux attentes d’amélioration du pouvoir d’achat.

À partir d’un socle de garanties défini nationalement, les établissements auront la responsabilité de proposer une offre financièrement accessible à l’ensemble du personnel, titulaire, contractuel, médical, leur assurant une meilleure couverture pour eux-mêmes et pour leur famille, face aux risques de la vie.

Pour plus d’informations contactez Séverine BOSSY – severine.bossy@relyens.eu

 

[1]   Données DREES, Dépenses de santé en 2019

[2] Données de la Mutualité Fonction Publique