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Sham

5 min | Published le 07/06/22 - Dernière mise à jour le 05/09/22

« Au secours ! mon bâtiment désaffecté court un risque de squat ! »

Imaginez-vous un matin à devoir constater avec un huissier la présence de squatteurs dans votre ancien site que vous destiniez à la vente ou que vous vouliez simplement restructurer pour ouvrir un nouveau service à vos patients. Mais voilà, leur présence sur site n’a pas été observée dans les 48 heures suivant le début d’occupation et il est trop tard pour les expulser. 

Une procédure judiciaire est donc engagée et cela va prendre des mois. Et pendant toute cette période, les locaux sont saccagés, taggués, les câbles électriques coupés et volés, les murs défoncés notamment en radiologie pour enlever les pièces de cuivre servant à isoler des rayonnements les locaux annexes. C’est ce qui est arrivée à un de nos clients l’an dernier. Bilan du sinistre estimé : près de 2 millions d’euros. 
Autre client, autre sinistre en 2021 : L’ancien hôpital de la ville a été squatté et un incendie s’est déclaré. Bilan estimé : près d’1 million d’euros. 
 

Le squat n’est pour autant pas une fatalité pour tout bâtiment inoccupé. Des mesures de prévention sont dissuasives. Des moyens de protection fixes sont à systématiser sur ces lieux : l’éclairage extérieur en bon état de fonctionnement, les accès verrouillés voire condamnés (portes et fenêtres) surtout au rez-de-chaussée et ceux ouvrant vers les escaliers de secours extérieurs. Pour les sites les plus isolés et longtemps laissés sans affectation, une méthode efficace consiste en une tranchée sur la périphérie autour des bâtiments tout comme l’utilisation de blocstops pour empêcher l’intrusion des véhicules. 


Pour ce qui est du matériel électronique, une alarme intrusion volumétrique reportée H24 avec intervention systématique rapide s’avère nécessaire surtout pour les sites en centre-ville. Enfin, du point de vue des moyens humains, une ronde de nuit par un agent de sécurité aux abords du site et le contrôle intérieur en journée pour anticiper les anomalies techniques et les actes malveillants ont prouvé leur efficacité.

Dernier point à rappeler : Lors d’un déménagement dans un nouveau bâtiment, une communication dans la Presse, et donc sur internet est souvent publiée... La direction, le personnel, les usagers, tout le monde en a rêvé. Mais, derrière leurs écrans, certains voient dans ce type d’information, un lieu prochainement inoccupé et donc idéal pour un futur squat et le vol de matériels. Par conséquent, pour limiter le risque que le rêve ne se transforme en cauchemar, il est fortement conseiller d’éviter de rentrer dans le détail des dates et durée d’inoccupation des locaux dans le contenu des articles publiés sur le sujet.