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QVT et Santé des agents dans la fonction publique hospitalière

Un enjeu pour améliorer la performance globale des établissements et le parcours patient

Partenaire solide et durable des acteurs de la santé, du social et du médico-social, Sham publie « Hôpital et médico-social : qualité de vie au travail et santé des agents », premier ouvrage d’une collection Risk Management consacrée à la gestion et à la prévention des risques dans l’hospitalier. Cette étude, réalisée avec Sofaxis et Neeria, met en lumière les interactions existantes entre la qualité de vie au travail et les absences pour raison de santé dans les établissements hospitaliers et médico-sociaux.  Alors que la gestion des ressources humaines s’impose aujourd’hui comme un enjeu premier au cœur de l’essor du système sanitaire français, cette étude a vocation à accompagner les décideurs des établissements dans la gestion et la maîtrise de la qualité de vie au travail de leurs personnels.

La satisfaction globale des agents sur leur qualité de vie au travail reste moyenne

Avec une note de 5,3 sur 10 (vs 6,1 dans la fonction publique territoriale), la satisfaction des agents de la fonction publique hospitalière sur leur qualité de vie au travail se situe juste au-dessus de la moyenne. 61% des agents déclarent que cette satisfaction a diminué au cours des 6 derniers mois.

A partir des six principales dimensions de la qualité de vie au travail, l’étude apprécie la perception des agents sur leurs conditions de travail. Le regard qu’ils portent sur les exigences du travail, l’autonomie, la sécurité de la situation de travail, les exigences émotionnelles, le sens du travail, les rapports sociaux au travail apportent un éclairage renouvelé sur les enjeux de la gestion des ressources humaines dans le secteur sanitaire et médico-social.
 

Une large autonomie

Les agents reconnaissent disposer d’autonomie et de la possibilité de développer leurs compétences professionnelles. Mais le manque de fluidité entre les services peut ralentir l’avancement du travail et impacter le parcours patient.


Un sentiment d’utilité et de fierté

Sentiment d’utilité, fierté et sens des missions, les agents partagent assez largement une vision positive de leur travail. Mais plus d’un agent sur deux (55 % pour les encadrants et 60% pour les non-encadrants) exprime une inadéquation entre la conception qu’il se fait de son métier et la façon dont on lui demande de l’exercer.

 

Une perception relative de la qualité des rapports sociaux

Les liens entre les personnels ou les relations entre les agents et leur hiérarchie demeurent une dimension qui questionne. Le management influence la satisfaction : 39 % des répondants considèrent que leur responsable ne prête pas assez attention à ce qu’ils disent et 43 % qu’ils ne bénéficient pas de soutien satisfaisant dans les situations difficiles de la part de celui-ci. 



Des agents en capacité de faire face aux situations difficiles

Le contact quotidien des patients en situation de souffrance, le rapport aux proches, parfois générateur de tensions, la pression consécutive aux situations à fort enjeu, aux actes techniques parfois vitaux, le risque d’agression verbale ou physique, sont autant d’exemples qui caractérisent le quotidien des agents.
Face à ces multiples pressions, plus de 7 agents sur 10 (71%) se sentent néanmoins en capacité de faire face à l’ensemble des situations difficiles au travail.


Une charge de travail intense

L’activité quotidienne impose une charge de travail intense qui pèse sur la satisfaction des agents. Cependant la variété et la diversité des tâches, comme la possibilité d’évoluer dans son métier en apprenant de nouvelles choses, sont considérées comme des facteurs positifs et motivants.

 
Un sentiment d’instabilité quant à leur avenir

Le manque de vision stable de l’avenir au regard des changements qui interviennent dans les établissements est un sujet fort de préoccupation qui génère de l’insatisfaction chez les personnels. De plus, le ressenti d’une dégradation de l’ambiance de travail pousse certains répondants à s’interroger sur une mobilité professionnelle.
 

Des facteurs qui peuvent influer sur les absences pour raisons de santé

Les conditions d’exercice des agents hospitaliers peuvent influer sur les absences pour raison de santé.

En 2017, le taux d’absentéisme pour raison de santé dans les établissements de santé, sociaux et médico-sociaux s’établit à 13%.
La maladie ordinaire (6,2%) représente près de la moitié du taux d’absentéisme devant la longue maladie/longue durée (3,5%) et l’accident du travail (2,1%).
Elle représente la durée plus faible (30 jours vs 39 jours de durée moyenne d’un arrêt) car elle est constituée d’arrêts courts contre 262 jours pour la longue maladie/longue durée
Les arrêts pour maladie ordinaire sont les plus fréquents (8 arrêts sur 10) et impactent le fonctionnement des services. En terme d’exposition, 1 agent sur 2 (49%) a été au moins absent une fois.

 
Le soin accordé à toutes ces conditions d’exercice peut jouer un rôle dans les absences au travail. Agir sur l’amélioration de la qualité de vie au travail permet de penser qu’au-delà des aspects conjoncturels des absences en maladie, il peut y avoir un effet bénéfique sur les arrêts.

Pour Pierre Souchon, Directeur des services, Groupe Sham : « La maîtrise des absences pour raison de santé passe nécessairement par l’amélioration de la qualité de vie au travail. Par extension logique, agir en faveur de la qualité de vie au travail, c’est également agir sur la qualité de prise en charge des patients ou des résidents : une meilleure maîtrise des absences pour raison de santé permet d’en limiter les incidences sur l’organisation et, par-là même, d’adopter un fonctionnement plus performant au bénéfice des patients, des résidents, et de leur entourage. »